Sabine Huynh
Hortus sine ripis
Je suis quelque chose fleur
Un jardin des pétales
Quelque chose fleur
Qui s’ouvre et se referme
S’ouvre et s’ouvre et mon cœur
Jour après jour foliole après folie
Tombe et tombe et s’effondre
Quelque chose fleur
Heure après heurt
Et mes pensées leur devenir
De fruits leur devenir
De rosée de feuilles à foison
Quelque chose fleur
Un indomptable une fugue
Une chevelure une fougue
Des montures de fougères
Une mer d’immortelles
Un déploiement sans nom
Un jardin sans rives
Un glissement sans fin
***
Viola odorata
Virginia et Violet
S’écrivent, Virginia et Violet À Venise.
C’est étonnant
Combien votre doigt a su réveiller
Les tréfonds brûlants de mon volcan
Endormi.
Venez, revenez. Violet
Ma femme, indispensable
Humaine, mon kangourou
Ma princesse géante, votre sein
Si sûr, monstre sacré
Votre Sparroy vous attend.
Pauvre Violet, j’ai encore écrit
Lisez, parlez, aimez
Ensemble vivons loin
Des conventions, noyons
Nous dans nos mers
De mots et d’émois.
Quand tout sera envolé
Ne laissez personne
Lire nos lettres odorantes
Désormais feuilles mortes
Fagot de brindilles
D’ardeur éteinte.
***
Ficus Carica
Un jardin ressemble-t-il à son jardinier
De la même manière qu’un chien à son maître ?
Qu’arrive-t-il aux fleurs quand le jardinier meurt ?
Les enfants piétinent le carré de jonquilles
À Monk’s House l’ombre de Virginia pleure
Que faire aux figuiers ? demande-t-elle à Vita
Les fleurs sont colorées sévères et droites
Sous les ongles le chocolat sombre de la terre
La lumière efface les feuilles l’une après l’autre
Nous sommes en sécurité dans le jardin
Comme au sein d’une écriture intemporelle
Les poèmes d’Emily refusent la syntaxe
Ils nient les signes encadrant la parole
Comme des gendarmes pyrrhocoris apterus
Aux corps de feu punaises envahissantes
Aux pattes enracinées dans le tronc du figuier
Suçant la moelle du texte elles emprisonnent
La forme en feignant de la finir une fois
Pour toutes cernant le silence suspendu
Arrêtant le sens prétendant dévoiler
Le trajet de la pensée masquant les fêlures.
*****
Philatelia
Plus tard quand tu crées des herbiers tu apprends à
Ne pas porter les végétaux et les mains
À la bouche, reconnaître
Les plantes toxiques
Retourner aux livres
Lourds
Aux pierres
Larges
Aux planches
Aux lèves, le canif
Le latin le buvard
La buée sur la loupe en verre
Offerte par le grand-père
Pour rêver
Devant les images
Mensongères
Des timbres-poste
Indochinois.
***
Ad flores
Toute sa vie revenir aux fleurs avec lesquelles on a vécu
Le souffle retenu
Celles des pissenlits, des trèfles et des carottes sauvages
Où veillent les abeilles
Miracles du jardin cimenté de l’enfance dévastée
Celles qui comblent
Les trous du cœur avec l’obstination des montagnes
Les arméries maritimes
Habillant de magenta les froides falaises atlantiques
Les efflorescences tremblotantes
Du griottier chétif que l’on croyait mourant, pure merveille
Que ses fruits aigres
Les roses rouges du jardin foisonnant des voisins et du Château
De ma mère de Pagnol
Ces corolles s’épanouissant continûment dans les ruines
Poétique extraordinaire.
Je n’ai jamais vu La Lande.
Je n’ai jamais vu la Mer —
Mais je vois ce qu’est la Bruyère
Et je sais ce qu’est la Houle —
Grâce aux jardins traversés en tournant
Les pages de mes cinq herbiers.
***
Convertere
Plus tard quand tu traduis Emily Dickinson tu apprends à
Lire et relier le poème à voix haute
En partant de la fin, reprendre ton souffle
Aux tirets, résoudre les énigmes avec la Bible
Mais retourner au jardin écouter les abeilles
Au lieu des abbés pour combler les ellipses
Étudier le poème comme une fleur
Disséquer et nommer chaque partie
Compter les étamines et les pistils
Mais réviser ton latin et ta floriographie
Apprivoiser le florilège et le dictionnaire
Les oiseaux, les papillons et la mort
Comparer la violette à l’orchidée
La chicorée sauvage à la luciole
Mais séparer le poème des gloses
Demeurer dans le Possible
Extraits : Herbyers / Sabine Huynh – Backland éditions, 2024
collection Montrer, c’est dire
Ceci n’est pas mon histoire, mais nous sommes nés
dans le même pays ; c’est pour vous que j’écris.
Je dédie ce texte aux familles et aux amis
vietnamiens d’Ottawa ; à votre force,
à vos cœurs, vos foyers et aux livres fertiles
de vos existences que vous m’avez ouverts.
Je le dédie aux navires et aux capitaines ;
sans eux les voix de ces poèmes auraient sombré.
Aux exilés du monde entier et leurs amis
tel Huynh Sanh Thông qui dédia sa traduction
anglaise de Kim-Vân-Kiêu aux réfugiés
vietnamiens du monde entier et leurs amis.
Ceci n’est pas mon histoire mais mon choix
de l’écrire en poèmes et le vôtre de la lire
en dit long sur notre humanité partagée.
***
De ma bouche à ton oreille de mon corps
à ton corps de ma main à ta main offrir
histoires de terre perdue d’eau ruisselant
sur leurs fronts ces embarcations de fortune
dérivant tels des souvenirs égarés
ou sombrant eau salée gonflant poumons
et lèvres glissant vers le grand silence.
Le bateau est d’abord parti sans eux
mais ils avaient tout vendu pour la tra-
versée du désert d’eau où l’on a soif
Vietnam Cuba Syrie Éthiopie
les réfugiés troquent dangers et langues
contre d’autres presque au bout du monde
Youkali et sa fée restent aux aguets.
Au-delà de la mer, aux confins du paradis
mais c’est un rêve une folie il n’y a pas...
**
La grenouille coiffant la tête de la carpe
bondit de la mare pour revenir vers
la paume de la main caressant une histoire
de batraciens et de poissons à écrire
le sort modeste des grenouilles qui dorment
le dos à même la terre battue, capturées
et mises en cage elles crient mais nul ne les entend
les plus chanceuses n’ont pas la bouche arrachée
par d’ardillon ou la pointe d’un hameçon
noyées dans la friture d’oignon et la sauce
de poisson poivrée, des mains jetteront leurs os
sucés dans la cour illuminée par trente-six
étoiles avant de boire le vin qui apaise
l’âme des trépassés, engloutit le buveur.
Son cœur une quenouille de nœuds et de peurs
gonflant, s’amincissant et se regonflant.
Extraits : Prendre la mer : 60 sonnets pour les Boat People / Sabine Huynh ; avec une traduction en anglais (États-Unis) d’Amy Hollowell – Bruno Doucey, 2024
Biographie
Récipiendaire du Prix européen du jeune talent littéraire francophone Calliope 2015 (décerné par le Cénacle Européen francophone : anciennement association Léopold Sédar-Senghor), Sabine Huynh est romancière, poète, traductrice littéraire et critique.
Elle est née à Saigon, au Vietnam, en 1972. Elle a grandi en France et vécu de nombreuses années en Angleterre, aux États-Unis, au Canada et en Israël. Détentrice d’un doctorat en linguistique de l’université hébraïque de Jérusalem, elle a d’abord fait des études de littérature anglaise et américaine (université Lumière-Lyon 2), puis de sciences du langage et de sciences de l’éducation (université Lumière-Lyon 2 et université de Cambridge / Homerton College). Elle a enseigné une quinzaine d’années en école, collège-lycée, à l’Alliance française, dans des instituts français et à l’université. Après un post-doctorat en sociolinguistique à l’université d’Ottawa (2008-2010), et la naissance de sa fille en 2011, elle a décidé de se consacrer principalement à l’écriture et à la traduction littéraire.
Elle a participé à de nombreux ouvrages collectifs, anthologies et livres d’artiste, et a œuvré pour des revues littéraires comme Terre à ciel et Diacritik, entre autres, pendant de nombreuses années. Elle a initié et dirigé l’anthologie poétique francophone de voix féminines contemporaines pas d’ici, pas d’ailleurs, parue aux éditions Voix d’encre en 2012 (co-éditée avec Andrée Lacelle, Angèle Paoli et Aurélie Tourniaire). Elle est co-fondatrice de la micro-structure éditoriale Peham avec l’écrivain Haggaï Linik (édition d’ouvrages collectifs d’arts et d’essais littéraires).
Elle a traduit à ce jour une trentaine de livres, principalement de poésie américaine et anglaise, dont l’œuvre poétique complète d’Anne Sexton (onze recueils, publiés aux éditions des femmes-Antoinette Fouque). Sa traduction de République sourde, d’Ilya Kaminsky, lui a valu le Prix de poésie Alain Bosquet en 2022.
Sabine Huynh a publié une douzaine de recueils de poèmes. Son recueil Kvar lo, paru aux éditions Æncrages, a reçu le Prix de poésie du CoPo en 2017, décerné par la Factorie-Maison de la poésie de Normandie. Prendre la mer est sorti aux éditions Bruno Doucey en mai 2024, et Herbyers, paru aux éditions Backland en juin 2024, est finaliste du prix Guillaume-Apollinaire de poésie 2024.
La Mer et l’enfant, son premier roman, paru aux éditions Galaade en 2013, s’est retrouvé dans la sélection finale du Prix du Festival du Premier Roman de Chambéry 2013 et du Prix Emmanuel-Roblès du premier roman 2014.
Son deuxième roman, Elvis à la radio, paru chez Maurice Nadeau (collection « À vif »), s’est retrouvé dans la sélection finale du Grand Prix Asie des écrivains de langue française 2024, et a remporté en 2023 le Prix Jean-Jacques Rousseau de l’autobiographie, ainsi que le Prix « Des racines et des mots » de la littérature de l’exil.
Elle travaille actuellement à son prochain recueil de poèmes pour les éditions Bruno Doucey, ainsi qu’à un essai sur sa relation à l’œuvre de Georges Perec pour les éditions L’œil ébloui (collection « Perec 53 »), et à son troisième roman pour les éditions Maurice Nadeau, pour lequel elle a reçu une bourse de création littéraire du Centre National du Livre en mars 2025.
Pour plus de renseignements : www.sabinehuynh.com
Bibliographie
Parmi les derniers ouvrages de Sabine Huynh :
Speaking Skin / Sabine Huynh ; translated by Charlotte Mandell – Black Square, 2025
Herbyers / Sabine Huynh – Backland Éditions, 2024 – collection Montrer c’est dire
Prendre la mer : 60 sonnets pour les Boat People – Bruno Doucey, 2024
Elvis à la radio / Sabine Huynh – Éditions Maurice Nadeau, 2022
Avec vous ce jour-là : lettre au poète Allen Ginsberg – maelstrÖm, 2016
Le travail d’écriture de Sabine Huynh est influencé notamment par : Allen Ginsberg, Diane di Prima, Diane Seuss et Ada Limón.
Elle affectionne tout particulièrement, entre mille autres poètes, Anne Sexton, Emily Dickinson, Muriel Rukeyser et Adrienne Rich.
Coup de coeur de Sabine - Poésie 1
Le rêve d’un langage commun (The Dream of a Common Language) / Adrienne Rich ; traduit par Shira Abramovich et Lénaïg Cariou - L’Arche, 2025 - Collection Des écrits pour la parole
like this I have never seen
my own forces so taken up and shared
and given back
After the long training the early sieges
we are moving almost effortlessly in our love
In the diary as the wind began to tear
at the tents over us I wrote:
We know now we have always been in danger
down in our separateness
and now up here together but till now
we had not touched our strength
In the diary torn from my fingers I had written :
What does love mean
what does it mean “to survive”
A cable of blue fire ropes our bodies
burning together in the snow We will not live
to settle for less We have dreamed of this
all of our lives
1974
***
comme ça Je n’ai jamais vu
mes propres forces si bien acceptées et partagées
et rendues
Après la longue préparation les premières étapes
nous avançons presque sans effort dans notre amour
Dans le journal quand le vent a commencé à s’en prendre
aux tentes au-dessus de nous j’ai écrit :
Nous savons maintenant que nous avons toujours été en danger
en bas chacune séparément
et maintenant ici ensemble mais jusqu’à maintenant
nous n’avions pas touché notre force
Dans le journal arraché de mes doigts j’avais écrit :
Qu’est-ce que l’amour
qu’est-ce que « survivre »
Un câble de feu bleu relie nos corps
qui brûlent ensemble dans la neige Nous ne vivrons pas
pour moins que ça Nous avons rêvé de ça
toute notre vie
1974
Coup de coeur de Sabine - Poésie 2
Le livre des morts / Muriel Rukeyser ; trad. de l’anglais (américain) par Emmanuelle Pingault ; suivi de, Cadavres, sous-produits des dividendes / Vladimir Pozner - Éditions Isabelle Sauvage, 2017
La route
Voici des routes à prendre quand tu penses à ton pays
et que, pris d’intérêt, tu ressors tes cartes,
appelles le statisticien, interroges l’ami cher,
lis les journaux avec l’appétit du matin.
Ou quand tu prends le volant et que ta petite lumière
indique le niveau d’essence et l’horloge ; et que les phares
indiquent la route à venir, ton souhait persistant
par-delà le carrefour, la fourche, la station-service de banlieue,
la six-voies fréquentée conçue pour la sécurité.
Par-delà la zone d’influence de ta grande ville,
hors de son corps : circulation, masses obscures,
se trouvent des villes reculées et solides, avec leurs raisons de se battre.
Ces routes t’emmèneront dans ton propre pays.
Choisis les montagnes, remonte les rivières,
franchis les cols. Touche la Virginie-Occidentale où
le Midland Trail1 quitte le fourneau de la Virginie,
le fer de Clifton Forge, Covington et son fer, descend
dans la vallée prospère, villégiatures, hôtel de craie.
Colonnes et golf ; ville d’eaux ; White Sulphur Springs2.
Aéroport. Des visages riches, satisfaits et pâles comptent marquer
l’histoire des salles de bal, la tradition du premier tee.
Les montagnes simples, pures, tachetées de pins sombres
sous le climat capricieux, pluie soudaine du printemps,
rainures de neige, vent sur les contreforts.
Ici la terre est rude, raide, armée contre la neige,
rivières et renouveau. King Coal Hotel, Lookout,
et, dévalant en lacets abrupts, New River Gorge.
La photographe déballe appareil et étui,
scrute la campagne profonde, poursuit la découverte
en étudiant sur du verre dépoli une image inversée.
John Marshall a nommé le rocher (pins pointus, un précipice
qu’il localisa en 1812, et baptisa) Marshall Pillar,
mais plus tard, Hawk’s Nest. Voilà ta route, elle te relie
à ce qu’elle signifie : gorge, rocher, précipice.
Télescopée vers le bas, la rivière dure et verte comme pierre
défile vite, droit vers la ville.
Coup de coeur de Sabine - Cinéma
La strada / Federico Fellini
Drame - 1955
De Federico Fellini
Par Tullio Pinelli, Federico Fellini
Avec Giulietta Masina, Anthony Quinn, Richard Basehart
Gelsomina a été vendue par sa mère a Zampano, qui la brutalise et ne cesse de la tromper. Ils partent ensemble sur les routes, vivant misérablement du numéro de saltimbanque de Zampano. Surgit Il Matto (le fou), violoniste et poète, qui seul sait parler à Gelsomina.
Sabine Huynh aime également tout particulièrement les films d’Andrei Tarkovsky et ceux de Wim Wenders.
Coup de coeur de Sabine - Photographie 1
Robert Frank
Robert Frank, né le 9 novembre 1924 à Zurich (Suisse) et mort le 9 septembre 2019 à Inverness sur l'île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse), est un photographe et réalisateur suisse, naturalisé américain. Son œuvre la plus célèbre est le livre Les Américains publié en 1958.
Coup de coeur de Sabine - Photographie 2
Chris Marker
Artiste éclectique, Chris Marker est à la fois cinéaste, photographe, caméraman, technicien, poète, journaliste, artiste multimédia, créateur, et baroudeur. Après avoir suivi les cours de philosophie de Jean-Paul Sartre, il rejoint la Résistance comme parachutiste pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est surtout connu pour ses films d'essais cinématographiques, notamment La Jetée et Sans soleil. Son œuvre explore les thèmes de la mémoire, du temps, du voyage, et de l'histoire, souvent avec une perspective poétique et engagée.
Coup de coeur de Sabine - Photographie 3
Saul Leiter
Saul Leiter (1923-2013) était un photographe et peintre américain, pionnier de la photographie couleur. Il est connu pour ses photographies de rue originales et ses compositions picturales, souvent en couleur, qu'il a commencé à expérimenter dès les années 1940.
Coup de coeur de Sabine - Peinture 1
Robert Rauschenberg
Robert Rauschenberg (1925-2008) est un artiste plasticien américain. Ses réalisations vont de la peinture à la gravure en passant par la photographie, la chorégraphie et la musique. Créateur d’un nouveau langage visuel, il joue avec les limites entre l’art et la vie. Rompant avec l’expressionnisme abstrait qui domine à New York dans les années 1950, il mêle des objets de récupération, empruntés au monde réel, à des expressions abstraites. Cet art du collage et de l’assemblage prend le nom de « Combine painting », la série la plus importante et révolutionnaire de l’artiste. À la fois peintre et sculpteur, Rauschenberg est présenté comme un néo-dada et l’un des précurseurs du pop art.
Coup de coeur de Sabine - Peinture 2
Anselm Kiefer
Anselm Kiefer est un artiste allemand, peintre et sculpteur. Il a fait des études artistiques à l'Académie de Düsseldorf avec Joseph Beuys. Il est l'un des artistes internationaux les plus célébrés, courtisé par les collectionneurs et les musées du monde entier. Hanté par l'Holocauste, Anselm Kiefer a d'abord exhumé la mémoire douloureuse de l'Allemagne. Puis il a enfourché les grands mythes de l'humanité. Ses tableaux, lourds de matière et pétris de références, explorent les fondements de l'existence. Ses œuvres, saturées de matière (sable, terre, strates de plomb, suie, salive, craie, cheveux, cendre, matériaux de ruine et de rebut) sont nourries de littérature et de philosophie. Il a été professeur associé ou Collège de France pour l'année 2010-2011, dans la chaire de Création artistique.
Coup de coeur de Sabine- Musique 1
Songs of Leonard Cohen / Leonard Cohen
Songs of Leonard Cohen est le premier album du chanteur canadien Leonard Cohen, sorti en 1967. Il marque le début de sa carrière musicale, à 34 ans, alors que Léonard Cohen était déjà connu depuis plus de dix ans pour ses poèmes. De nombreux morceaux de cet album sont devenus des classiques : The Stranger Song, Sisters of Mercy, So Long Marianne.
Coup de coeur de Sabine - Musique 2
Ainda / Madredeus
Madredeus est un groupe portugais fondé en 1985, qui mélange les musiques traditionnelles portugaises, le fado, la musique classique et de la musique populaire contemporaine
(notamment brésilienne). Cet album de 1995 est la bande originale du film « Lisbon Story » de Wim Wenders.
Coup de coeur de Sabine - Musique 3
The Bends / Radiohead
Éclipsé par son brillant successeur (OK Computer), The Bends reste un disque trop souvent oublié alors qu’il compte certainement parmi les meilleurs albums de rock des années 90. Entre rock satiné et pop plus épidermique, ce second opus des cinq garçons du sud d’Oxford est plus mûr, plus lyrique, plus travaillé. Mélodique et mystérieuse, avec des prestations vocales totalement maîtrisées, la voix de Thom Yorke va devenir la signature du groupe. Un album indispensable, qui a influencé la scène anglaise et donné naissance, plus tard, à des formations comme Muse et Coldplay.
https://www.youtube.com/playlist?list=PLMxy067kbpQjgCChmm_YtHei3zmGBnMBs
Coup de coeur de Sabine - Musique 4
Pocket Symphony / Air
Pocket Symphony, sorti en 2007, est le cinquième album du groupe de musique électronique français Air. Les collaborations d'Air avec Neil Hannon de The Divine Comedy et Jarvis Cocker de Pulp font suite à leur collaboration commune à l'album 5:55 de Charlotte Gainsbourg, Nigel Godrich a également produit les deux albums.
https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=7AAB5o3tIcU&t=998s