Journée mondiale de la lutte contre l'obésité
Description: Dans le cadre de la Journée mondiale de la lutte contre l’obésité, nous avons posé quelques questions à un chirurgien digestif et bariatrique du Centre Equiligne du CHIREC de Braine-l’Alleud.
Les chiffres concernant le taux d’obésité étaient encore à la hausse ces dernières années, comment l’explique-t-on ?
--> L’obésité est une maladie chronique reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et dont les causes sont multiples. Bien sûr l’excès de calories lorsqu’il dépasse les besoins énergétiques du corps va engendrer la prise de poids mais il y a aussi de nombreuses autres causes comme l’expression de certains gènes, l’influence de l’environnement, l’éducation, le niveau socioéconomique, le degré d’activité physique… C’est cette pluri causalité qui la rend difficile à traiter.
Peut-on toujours se fier à l’Indice de Masse Corporel (IMC) pour évaluer sa « bonne santé » physique ?
--> L’IMC est l’instrument qui permet de comparer la corpulence de personnes de tailles différentes. Il nous aide à situer sur une échelle la sévérité de l’obésité.
Malheureusement comme tous les instruments, il a ses limites : un bodybuilder aura aisément un IMC d’obésité alors que sa masse graisseuse est très limitée et sa masse musculaire est très développée. À l’opposé, un patient juste au-dessus des limites mais qui souffre de comorbidités de l’obésité comme le diabète, l’hypercholestérolémie ou d’hypertension artérielle sévère aura une qualité et une espérance de vie bien plus compromise… La loi sur le remboursement
de certaines prises en charge devrait davantage tenir compte de la qualité globale de la vie des individus.
Quelles solutions préventives existent, pour éviter la chirurgie ?
--> Il faudrait agir dès le plus jeune âge, avant la prise de poids ou dès ses prémisses. Une bonne compréhension d’une alimentation saine est importante mais pas la
seule mesure. Reconnaître son sentiment de faim, à assouvir, en opposition aux envies, à maîtriser, sera un excellent outil de gestion de ses apports caloriques.
L’analyse et le soutien psychologiques ont aussi une grande importance pour permettre de comprendre les mécanismes personnels de refuge vers la nourriture
ou des troubles du comportement alimentaire plus spécifiques et pathologiques. Bien sûr, la prévention à l’échelle de la population devrait être intégrée dans la
politique nationale de santé publique.
Quels conseils donneriez-vous aux personnes concernées par la problématique ?
--> Ce n’est pas facile de prendre conscience que l’on souffre d’un problème majeur de santé, de réaliser la difficulté à le surmonter seul et de devoir demander de
l’aide. La société est tellement stigmatisante envers les personnes obèses… Ne gâchez pas des années solitaires faites de yoyo pondéral ou émotionnel et à
voir votre qualité de vie se dégrader. Faites-vous aider. De nombreux centres sont disponibles, qui œuvreront à votre bien-être dans le respect, la bienveillance et
l’absence de jugement.
L’aide allège
Plusieurs établissements existent à Braine-l’Alleud. N’hésitez pas à passer la porte de l’un d’eux.
Le Centre Equiligne du CHIREC
Rue Wayez, 35 à 1420 BL’A
02.434.91.72
MIATA du Domaine ULB
Maison d’Information et d’Accueil des Troubles
du comportement Alimentaire
rue de la Goëtte, 85
à 1420 BL’A
02.385.09.40
info@miata.be