EXPOSITION ANGELO VULLO
Exposition du 04 octobre au 04 novembre 2017
Le Député-Bourgmestre, L'Echevine de la culture, le Collège communal, le Conseil communal et le Directeur de l'Ecole des Arts sont heureux de vous convier au vernissage de
ANGELO VULLO
LE MARDI 03 OCTOBRE 2017 À 18H30
Exposition du 04 octobre au 04 novembre 2017
Accessible le mercredi de 15h à 18h, le samedi de 14h à 17h
Angelo VULLO
Né en Belgique en 1961.
Etudie les Arts Plastiques entre 1977 et 1984 à l'Institut St. Luc puis à l'ERG, Bruxelles.
Commence à peindre dans les années 80 en assimilant l'héritage encore frais de la peinture américaine et du Pop Art combiné à un goût prononcé pour les Arts Populaires et l'ornementation faisant sans doute écho aux origines siciliennes de la famille.
Le travail se décline souvent en séries sur un thème (papiers-peints, carrelages, tapis, mosaïques, dessins d'architecture, cartographie...)
Les couleurs souvent primaires ou pures sont combinées en un processus ludique de combinaisons chromatiques et explorent différentes techniques (dripping, aplats de couleurs, pointillisme, grattage...)
Parfois figuratifs, les tableaux questionnent alors les icônes, les médias ou l'actualité.
Expositions collectives
- 1982 La Grande Absente. Musée d’Ixelles
- 1985 Prix de la jeune peinture. Palais des Beaux-Arts Bruxelles
- 1988 Prix de la Médiatine. Château Malou Bruxelles /// Prix Irène di Robilant. Musée d’Ixelles
- 1989 Parcours d’Artistes. Saint-Gilles
- 1991 Parcours d’Artistes. Saint-Gilles
- 2001 Eghezée 2001
- 2002 Bains- Connective. Bruxelles
- 2011 Brussels Art Factory
- 2012 Brussels Art Factory. Bruxelles /// Fernelmont Contemporary Art. Chateau de Fernelmont
- 2013 Fernelmont Contemporary Art. Chateau de Fernelmont
- 2014 Parcours d’Artistes. Saint-Gilles /// Coups de Coeur. Abbaye de Forest
- 2015 Parcours d’Artistes. Schaerbeek
- 2016 Group Shows MM Gallery. Bruxelles
Expositions personnelles
- 1988 Down Town Gallery. Bruxelles
- 1990 Altenloh Gallery. Bruxelles
- 1991 Le Mur. Bruxelles
- 2000 Gal. de la Madelaine. Bruxelles
- 2011 Ten Weyngaert. Bruxelles
- 2011 Z/Senne. Bruxelles
- 2012 Brussels Art Factory. Bruxelles
- 2017 MM Gallery. Bruxelles /// Galerie 360°. Braine l’Alleud
Angelo Vullo se voit offrir un solo show à la MM gallery, qui poursuit sa présentation d’artistes strictement abstraits. C’est passionnant de voir comme l’abstraction née avec le XXème siècle est encore vive aujourd’hui.
Si l’abstraction est née avec des artistes comme Malevitch, Kandinsky, Mondrian aux prémices du XXème, elle continue d’intéresser de nombreux artistes aujourd’hui. Avec le retour de la peinture comme médium, il y a là toutes les conditions pour de nouvelles expérimentations.
Les peintres abstraits désiraient enlever toute notion de description réaliste. C’est cette voie que choisit Angelo Vullo pour peindre sans relâche ses réseaux sur toile. A l’aide de masking tape, il trace des lignes à la peinture à l’huile, puis, après plusieurs jours de séchage, une deuxième couche de lignes, qui vont croiser les premières. Ainsi, au fil du processus, c’est une forêt profonde qui se crée, de celles dans lesquelles ont peut s’enfoncer. Etrangement, cette volonté de non figuration ouvre à tous les possibles de la poésie, comme on l’avait vu chez André Lambotte à la Galerie Faider, par exemple. Avec une troupe réduite d’outils : couleurs, toile, lignes et formes géométriques, Vullo se détache de tout ego et entre dans une transe purement formelle. Les teintes, leur transparence, leur juxtaposition, la profondeur de champ sont questionnées sans fin d’une toile à l’autre. Dans ce réseau de lignes, pigments et lumière jouent une partition sans cesse renouvelée.
Né en Belgique en 1961, Angelo Vullo a étudié les Arts Plastiques entre 1977 et 1984 à l’Institut Saint Luc puis à l’ERG. Il commence à peindre dans les années 1980 puisant son inspiration dans l’ornementation.
Muriel de Crayencour
Le décor et le réseau
Cette peinture s’est développée un temps selon divers motifs décoratifs. Mais elle ne s’y limita nullement. Comme pour bon nombre d’artistes de la modernité (depuis Matisse jusqu’à Wim Delvoye, en passant par Christopher Wool) l’usage des arts décoratifs d’Orient ou d’Occident est ici le moyen d’accéder à une force de l’art que les images ne procurent pas, ou rarement.
Le décoratif, en effet, est une voie royale de l’abstraction. On y géométrise le sensible sans pour autant le soustraire au plaisir d’un chacun. Les Primitifs le savaient, y encourageant une écriture visuelle collective. En quelque sorte, Angelo Vullo expérimenta là sa peinture comme une sorte de milieu. Le spectateur ne la regardait pas à distance mais selon une sorte de corps-à-corps avec une couleur florale.
Ensuite, Angelo (que l’on peut voir actuellement) intensifia son décorum pictural en termes de réseau. Ce dernier étant à vrai dire aujourd’hui, l’incarnation la plus vive des trames anciennes de la mosaïque et de la tapisserie. Grande maturité de cette peinture et correspondance même dans la recherche et la durée avec les technologies de notre temps. Les réseaux d’Angelo Vullo m’apparaissent comme les textiles minéraux d’un vaste entrelacs pixellisé. Quelque chose d’ancestral et de nouveau, comme si Seurat, Klee, Byzance, Mondrian, Bonnard et quelques autres pouvaient ici être relus.
Pierre Sterckx