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Réflexion autour de la mobilité

Le Plan Communal de Mobilité (PCM) n'est pas une baguette magique mais un outil qui permet la planification de la mobilité à long terme.

En 2007 à la demande des autorités communales, le bureau d’études Egis a présenté le diagnostic de la mobilité à Braine-l’Alleud.

On le sait, il y aura de plus en plus de voitures, ce qui provoquera inévitablement des problèmes en termes de circulation et de stationnement.

"Il est indispensable de ne pas hypothéquer la qualité de vie, explique Laurent Rousseau, chef de projets chez Egis. Le taux de motorisation ne cesse de croître et la circulation est extrêmement importante. Puisque la situation d’aujourd’hui est meilleure que celle de demain, on doit se demander ce qu’il y a lieu de faire pour l'améliorer".

Cet exercice de prospective a permis de dégager des pistes en structurant l’espace.

 

Une stratégie différenciée entre le Nord et le Sud

Il apparaît qu’au Nord, il n’y a pas de possibilité d’inscrire un contournement et qu’il convient donc de maintenir la N5 comme pénétrante.

À l’Ouest, par contre, la création d’un barreau dans le prolongement de la route de Piraumont doit permettre l’absorption du trafic nord-sud (en reliant la chaussée de Nivelles à la chaussée de Tubize), l’installation d’une nouvelle entrée de ville avec la  route  actuellement en construction dans le cadre du chantier RER (à partir du pont de la rue Saint-Sébastien vers le parc de l’Alliance) et le désenclavement du bas de la ville. Un arrêt RER au parc de l'alliance désengorgera également les réseaux routiers.

Enfin, la fermeture de la route du Lion prévue dans le réaménagement du site historique impose la création d’un contournement sud.

"Pour le réseau secondaire, nous préconisons notamment l’installation d’un arrêt RER chaussée Bara afin de désengorger l’accès par le Nord du territoire", ajoute Laurent Rousseau.


Aménagements intelligents

Afin de limiter la vitesse et de sécuriser les grands axes, le bureau d’étude prône l’installation d’aménagements. Ceux-ci doivent en effet permettre une réduction naturelle de la vitesse. Une solution qui s’avère être plus efficace qu’avec des panneaux.

"Les giratoires figurent parmi les bons régulateurs en ce sens qu’ils travaillent 24h/24 et 365 jours par an", précise Laurent Rousseau.

On peut également prévoir des rétrécissements aux entrées de l’agglomération ou sur la surface d’un carrefour, des bermes centrales, des poches de tourne-à-gauche et, plus rarement, quelques feux de signalisation lorsque le giratoire ne permet plus de priorité.

"Évidemment, tout ça réclame un certain temps et un certain budget. Il y a des choix à faire et des priorités à mettre en place. Aujourd’hui, nous présentons un projet modulable, un peu comme si l’on construisait une ville Lego".


Écoles sécurisées

Avec 3 centres scolaires de taille qui génèrent la circulation de près de 6.000 élèves, Braine-l’Alleud est quotidiennement confrontée à un va-et-vient de cartables qu’il importe de sécuriser. Aux abords du Collège Cardinal Mercier qui connaissent une circulation anarchique, Egis propose notamment de développer une véritable ceinture piétonne et de permettre une différenciation plus claire des espaces réservés aux piétons, aux vélos,  aux cyclomoteurs et aux voitures.

De manière générale, il s’agirait d’aménager et de sécuriser le cheminement des piétons et des cyclistes.


Un centre dopé par le RER

"Avec la gare au centre-ville et le futur RER, Braine-l'Alleud va devenir un centre très attractif qui devra être relié aux autres pôles de la Commune". Grâce au RER, 950 places de parking supplémentaires vont être créées autour de la gare.  A ce jour, 450 sont déjà en service à l'entrée du pont courbe de la gare.

Bref, les dés ne sont pas jetés, mais la Commune a aujourd’hui toutes les cartes en main et compte bien les utiliser pour faire ressortir son potentiel de développement.



Tous les détails du plan de mobilité sont repris dans les documents pdf à télécharger au bas de cette page.