Braine-l'Alleud

Patrimoine

Découvrez les sites et monuments archéologiques et touristiques de notre commune, et, à travers eux, apprenez l'histoire locale !

Le cadre de vie, constituant un ensemble culturel, a de tout temps eu une importante signification pour l’être humain qui a toujours veillé à le transformer et à l’améliorer.

À notre époque, où les loisirs occupent une place privilégiée, l’attrait du passé va grandissant et les habitants apprécient de plus en plus l’héritage ancestral.

Braine-l’Alleud est fière de ses sites et monuments, prestigieux ou plus modestes, que l’on peut découvrir au fil de promenades touristiques.

La plupart de ces vestiges architecturaux  sont repris dans des sites classés.

Nous vous présentons particulièrement les sites suivants :

  • La chapelle et la ferme de l'Ermite
  • La ferme d'Hougoumont
  • La butte du Lion et le panorama de la bataille de 1815
  • Le site monumental de Bois-Seigneur-Isaac
  • L'église Saint-Etienne
  • L'hôtel communal
  • Le site de l'ancien château de Braine-l'Alleud
  • L'église Saint-Martin à Lillois
  • Le moulin à vent de Lillois
  • La chapelle des Belles Pierres
  • L'ancienne abbaye de Nizelles.


  • La chapelle et la ferme de l’Ermite
Joyau du hameau du même nom, monument classé en 1936, ornement d’un site classé en 1953, la chapelle de l’Ermite, dite  « du Vieux-Moutier », que d’aucuns ont également pris l’habitude de nommer  « chapelle Notre-Dame de Jéricho », était attachée jadis à une communauté religieuse. Aujourd’hui, restaurée par la générosité de quelques mécènes, elle fait partie d’une propriété privée, au cœur d’un enclos où règne une paix monacale. La chapelle, de style gothique, recèle un mobilier totalement renouvelé, provenant généralement de collections privées. À l’intérieur sont encastrées dans les murs des pierres tombales rappelant la mémoire de prieurs ou d’autres membres de la communauté, enterrés dans l’enceinte du monastère aux XVIIe et XVIIIe siècles.

À côté de la chapelle se trouve la ferme de l’Ermite, dite de Jéricho, seul vestige, avec la chapelle, du prieuré des Sept-Fontaines fondé à Rhode-Saint-Genèse en 1389. Modifiée de siècle en siècle, la ferme se constitue actuellement d’un quadrilatère des XIXe et XXe siècle, comprenant un corps de logis dont le noyau remonte au XVIIIe siècle. Seul le puits paraît séculaire.

Ce site de l’Ermite est situé non loin d’un autre, considéré comme un des coins privilégiés du Brabant wallon, celui des Sept-Fontaines, en néerlandais, Zevenborre, classé lui en 1947. Situé sur le territoire des communes de Braine-l’Alleud et Rhode-Saint-Genèse, dans une avancée de la forêt de Soignes, il offre l’aspect d’un vallon abritant une chaîne d’étangs, entourés de bois, de quelques champs et de prairies où plane le souvenir des moines qui s’y installèrent au XIVe siècle.
  • La ferme d’Hougoumont

La ferme-château d’Hougoumont ou de Goumont, poste-clé des troupes britanniques durant les combats du 18 juin 1815, fut le théâtre d’un carnage épouvantable.

Ce domaine, dont l’existence est déjà attestée en 1474, comporte des éléments remontant au XVIe et XVIIe siècles. En effet, des vestiges ayant échappé à la destruction, par le feu en particulier, en 1815 et 1860, ont été conservés. Aujourd’hui, nous découvrons encore une cour oblongue, des ruines du château, des dépendances, grange, logis, portail ainsi que divers communs. La chapelle centrale, construite en briques et pierres blanches, doit dater de la fin du XVIe ou du XVIIe siècle. Elle est constituée d’une nef unique et d’une abside semi-hexagonale, couverte d’une demi-coupole et creusée d’une baie axiale murée. Un clocheton ardoisé la décore. Elle fit l’objet d’une restauration en 1856. Actuellement encore, à l’initiative des pouvoirs publics et grâce à la générosité des membres d’un service club, elle fait l’objet de divers travaux de rénovation.

  • La butte du Lion et le panorama de la bataille de 1815
Érigé en souvenir des événements de 1815, cet ensemble monumental, implanté dans les limites territoriales de Braine-l’Alleud, constitue sans conteste l’élément le plus attractif du site historique qui attire chaque année des milliers de visiteurs de toutes nationalités.
 

La Butte du Lion est élevée de 1823 à 1826, à l’emplacement où le corps du prince Guillaume d’Orange, commandant le 1er corps de l’armée des Pays-Bas, fut blessé alors qu’il tentait de stopper l’attaque de la Garde française. Elle se présente comme un énorme cône de plus de quarante mètres de hauteur, s’étendant sur une surface de plus de deux hectares. Les terres limoneuses  nécessaires à son édification ont été prélevées le long du chemin creux (l’actuelle section de la route du Lion allant de la butte à la chaussée de Charleroi) faisant disparaître le talus méridional de ce chemin. Ce promontoire, entouré à la base de cent quarante bornes en pierre bleue, se gravit au moyen d’un escalier en pierre bleue de deux cent vingt-six marches.

Il est surmonté d’un lion en fonte, de quatre mètres quarante-cinq de hauteur, pesant vingt-huit tonnes. Ce lion est posé sur un piédestal massif en pierre bleue, ayant une hauteur de sept mètres environ, lui-même reposant sur une colonne centrale en maçonnerie dont le point de départ se trouve sous le niveau de la butte. Œuvre due au sculpteur malinois J.F. Van Geel, il fut coulé aux usines Cockerill à Seraing (Liège). Tourné vers le sud, le lion pose la patte droite sur un globe. La seule inscription figurant sur le piédestal est la suivante :

                                                     XVIII JUNI MDCCCXV.           

  •  Le panorama de la bataille
Dans une vaste rotonde édifiée au pied de la butte en 1912, le panorama offre au regard une grande fresque évocatrice du champ de bataille tel qu’il a probablement dû être le soir du 18 juin 1815. Cette composition de l’artiste parisien Louis Dumoulin (1860-1924), peintre de la Marine française, assisté des peintres militaires Desvareux, Malespina et Robiquet, couvre des avant-plans et une toile circulaire de cent dix mètres sur douze mètres de hauteur.
  •  Le site monumental de Bois-Seigneur-Isaac
Ensemble remarquable, classé en 1944, 1969 et 2000, il regroupe le prieuré, la chapelle du Saint-Sang, la ferme, et dans le parc voisin, le château.
 

Un prieuré de chanoines réguliers de Saint-Augustin fut érigé à Bois-Seigneur-Isaac en 1413.

Cette construction intervint quelques années après les visions qu’aurait eues Jean Huldenberg, seigneur du lieu, le 5 juin 1405, durant une messe célébrée par Pierre Ost, curé de Haut-Ittre.

Une chronique de l’époque rapporte que durant cette messe, un fragment d’hostie aurait saigné et taché le corporal.

En 1413, l’évêque de Cambrai accorda une indulgence plénière aux visiteurs du lieu et autorisa une procession annuelle, dite « procession du Saint Sang », tradition encore perpétuée de nos jours. Afin de conserver son éclat à l’oratoire dont le succès grandissait, Jean Huldenberg le céda aux religieux du prieuré des Sept-Fontaines, qui jetèrent les bases d’un nouveau prieuré.

Au cours du XVe siècle, ce dernier prospéra et s’enrichit de nouvelles constructions. Grâce à son école, il évita de disparaître sous l’empereur Joseph II mais ne résista pas à la révolution française.

En 1798, le comte Gommaire-Ignace Cornet de Grez, dont l’épouse, Agnès-Thérèse Doneau, était héritière des seigneurs du lieu, racheta tous les bâtiments.

À partir de 1903, le monastère fut occupé par des Prémontrés venant du Calvados qui l’avaient racheté au Baron Thierry Snoy et d’Oppuers, petit-fils du compte Cornet de Grez, prénommé. Plus tard, il fut vendu à l’Abbaye d’Averbode. Depuis 1957, des chanoines réguliers de l’Ordre des Prémontrés y vivent.

La chapelle du Saint-Sang. Il s’agit d’une longue bâtisse, en grès, de style gothique tardif qui fut édifiée à l’emplacement de la chapelle où se déroula le « miracle » dont une dalle commémorative se trouve dans le pavement du chœur. Elle présente une mono-nef de quatre travées, aveugle au nord en raison de la présence d’un cloître, disparu depuis, accessible à l’origine par un portail au sud, remplacé après son obturation par un porche néo-gothique en façade, portant le millésime de 1906. Le chœur, adjoint en 1531-34, fut voûté en 1593. Le mobilier se compose de différentes pièces intéressantes : toiles, sculptures, polychrome, boiseries, dalle etc.

L’ensemble comprend une sacristie (actuelle chapelle de dévotion), le cloître, le quartier abbatial, l’hôtellerie, le corps d’entrée.

L’ancienne ferme du prieuré forme un ensemble de constructions en U, gardé à chaque angle par une tour carrée. Les écuries et étables sont datées en 1765 et 1766.

En face des bâtiments conventuels et de la chapelle, au bout d’une drève, se dresse le château. Demeure ancestrale dont l’origine remonte probablement au Seigneur Isaac, elle fut jadis une forteresse médiévale, ceinturée de douves (aujourd’hui asséchées). Un pont subsiste sur le côté. Des ailes inégales décrivent un angle obtus qu’occupe un bâtiment transversal. L’aile sud aurait été démolie vers 1890, laissant une tourelle d’angle isolée de ce côté. Au centre, le corps d’habitation du XVIIIe siècle, de caractère classique, donnant à l’avant sur une cour et des jardins et à l’arrière sur un parc. Des pilastres d’ordre colossal, de part et d’autre d’un frontispice sous fronton strict, rythment la façade principale.

Le parc, tracé aux XVIIIe et XIXe siècles, a été entouré de murailles en 1815. Il recèle de nombreux arbres d'une grande beauté, classés remarquables.

  • L’église Saint-Étienne
Il s’agit d’un ample édifice au plan assez complexe dont les parties les plus anciennes remontent  au XVIe siècle. Sa partie orientale a subi d’importantes modifications au XIXe siècle. Une restauration intérieure récente (1973-1974) a tenté de lui rendre une allure plus conforme à l’aspect qu’elle présentait avant les agrandissements de 1865 à 1888, notamment en refermant le chœur et en obturant les chapelles absidiales à l’est du transept.

Elle se caractérise d’ouest en est par : une haute tour (XVIIIe siècle), greffée d’une courte tourelle au sud, coiffée d’une toiture en cloche, que creuse un portail de style Louis XV ; trois nefs à quatre travées (XVIIe et XVIIIe siècles), percées de fenêtres en 1895 ; une cinquième travée constituant une doublure du transept ; un transept saillant (1550) percé vers 1886 de grands fenêtres en tiers-point, ponctué à la croisée d’un clocheton ardoisé ; un chœur à trois pans ceinturé d’un déambulatoire et d’absidioles rayonnantes, de style néo-gothique primaire (XIXe siècle). Les matériaux utilisés sont la pierre blanche, la brique et la pierre bleue.

L’intérieur recèle un très beau mobilier (chaire…), différentes œuvres d’art et des rappels de l’histoire locale. Rappelons que l’église Saint-Étienne a servi d’hôpital dès le lendemain de la bataille du 18 juin 1815.

  • L’Hôtel communal
Cette bâtisse se situe au cœur du plateau où se développa le bourg primitif qui présente un tissu urbain médiéval aux rues en pentes. La flèche de cet édifice, de même que la tour de l’église Saint-Étienne, toute proche, et les bâtiments de l’ancienne brasserie sont autant de points qui émergent de ce promontoire. C’est sur la Grand-Place que se dresse l’Hôtel communal, en face des bâtiments qui servirent auparavant de maison et de halle communales.

De style néo-gothique, l’actuel hôtel communal fut inauguré en grande pompe en 1891, la décision de sa construction ayant été prise le 9 mars 1888. Il recèle un imposant escalier tournant en pierre bleue ainsi que de très belles boiseries.

  • Le site de l’ancien château.
Au bas de la rue du château, au creux de la vallée, coule le Hain. Au-delà de celui-ci, donc sur l'autre versant, se dressait le château seigneurial. Aujourd’hui, à proximité des vestiges subsistants, nous découvrons un monument adossé qui présente un bas-relief en pierre de France offrant l’aspect de la forteresse à la fin du XVIIe siècle.
 

Inauguré en 1975, ce bas-relief se trouve à l’endroit où devait se situer le pont menant à la poterne. L’emplacement du manoir est marqué par un groupe de maisons (rue du Château, n° 55 à 63), datant probablement du XVIIe siècle, terminé vers la gauche par une masse qui pourrait être un tour. Ces maisons recèlent plusieurs vestiges de l’ancienne demeure des seigneurs. Du château primitif, qualifié de châtelet en 1395, de maison et forteresse en 1440, de forteresse et château en 1495, où, en 1395 le seigneur Jacques d’Enghien fonda une chapellenie, nous n’avons pas retrouvé de traces concrètes. Et ne connaissons pas l’aspect qu’il pouvait présenter. Toutefois, nous savons qu’il a subi d’importants dégâts, après que, en 1488, Henri de Witthem II, seigneur du lieu, eut pris le parti du duc de Brabant contre ses sujets rebelles.

Après avoir servi de demeure aux sires de Braine-l’Alleud, la bâtisse dont le profil de la fin du XVIIe siècle nous est devenu familier, fut attribué à titre d’émolument au dernier bailli du lieu, en 1755. Elle fut en grande partie détruite en 1748.

Situé non loin du Hain, le château était entouré de fossés creusés dans un terrain marécageux. Ceux-ci étaient alimentés par le Colbie, affluent du Hain, qu’il longeait  en formant une boucle  avant de s’y jeter non loin de la ferme de la Basse-Cour.

Protégé par la triple barrière d’eau constituée par les douves, le Hain et le Colbie qui ceinturaient les douves, ainsi que par le sol humide de  marécage, ce château de plaine était idéalement placé.

 

L’église Saint-Martin de Lillois.

 

Classée en 1949, cette église est une bâtisse en grès dont le plan présente un sanctuaire pentagonal, une assez large nef et une petite tour, à l’ouest, contre laquelle une annexe a été construite du côté nord. Le portail occidental, en pierre bleue, de style gothique, comporte un linteau renouvelé  sur lequel se trouve inscrite la date de 1737.

Le gros œuvre de cet édifice doit dater probablement du XVIIe siècle. Ce bâtiment a dû faire l’objet de remaniements au XVIIIe siècle et d’une réfection en 1902. En effet, derrière l’autel, des stucs de style Régence dont datés de 1742 et, au plafond, le millésime de 1902 est lisible.

La nef et le chœur comptent chacun deux travées. Le chœur constituerait la partie la plus ancienne et remonterait au XIIe siècle ; restauré ou reconstruit en 1737, il fut remis à neuf en 1902. Outre le maître-hôtel de style Louis XIV, dédié à saint Martin, s’y trouvent deux autels, datant du XVIIIe siècle : l’un du côté nord, consacré à Notre-Dame des Remèdes, l’autre, du côté sud, dédié à saint Éloi. Le mobilier intérieur est également d’époque : les stalles de style Louis XIV, le banc de communion et la chaire à prêcher de style Louis XV. Des pierres tombales, en pierre bleue, datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles y sont également conservées.

 

Le moulin à vent de Lillois

 

Construction en briques chaulées, présentant une calotte tournante, ce moulin doit vraisemblablement dater de la deuxième moitié du XIXe siècle, de 1860 environ, si nous nous référons à certaines sources. Il en aurait remplacé un autre détruit en partie, au même endroit, peu de temps auparavant.

La base de la charpente paraît avoir été conservée mais la couverture a été restaurée avec des poutres saillantes en bois.

Actuellement, hors d’usage depuis plus de septante ans, il est dépourvu d’ailes. Ses meules et tout l’appareillage intérieur ont fait l’objet d’une vente au début de la première guerre mondiale. Témoin d’un passé révolu, ce vieux moulin, situé au cœur d’un quartier rural, contribue, de nos jours, à conserver au paysage sa poésie bucolique.

 

La chapelle des Belles Pierres

 

Le lieu où s’élève la chapelle, habité dès l’époque pré-historique, trouve l’origine de son nom dans une légende.

Au XVe siècle, un berger de la ferme de la Neuve-Cour, à Lillois, alors que son troupeau paissait, aurait été dérangé par une pie, dans la dévotion qu’il rendait à Notre-Dame, dont une statuette sculptée par lui, était exposée dans une aubépine. En creusant le sol de sa houlette pour écarter l’oiseau en lui lançant des mottes de terre, il aurait heurté des pierres travaillées que Jean de Huldenberg, seigneur de Bois-Seigneur-Isaac, fit extraire. Celles-ci semblèrent révéler l’existence de quelque lieu de culte païen. À l’endroit appelé « Les Belles Pierres », fut ensuite élevée une chapelle dédiée à Notre-Dame des Belles Pierres, consacrée en 1475. La sculpture y vénérée, disparue au XVIe siècle, fut remplacée par celle qui est visible, depuis 1918, dans l’église d’Ophain où elle fut intronisée, le 26 mai à l’occasion d’une manifestation dont la solennité fut rehaussée par la présente du Cardinal Mercier. La chapelle, désaffectée au XVIIIe siècle, tombée en ruines, reconstruite et inaugurée en 1927, subit en 1973-1974, une restauration profonde.

 
 

L’ancienne abbaye de Nizelles

 

À la limite de Bois-Seigneur-Isaac et de Wauthier-Braine, à proximité de l’autoroute Bruxelles-Paris, subsistent des bâtiments d’un ancien monastère cistercien, transformé depuis plus d’un siècle en ferme.

À l’origine de cette abbaye, nous trouvons une chapelle en ruines, dédiée à Notre-Dame, sise au cœur d’une enceinte de vieux murs délabrés. Cet oratoire fut acquis en 1439, par l’abbé Moulins, à Warnant-Anhée, en vue d’y aménager un lieu de retraite pour ses religieux.

Avec l’accord de l’évêque de Cambrai, obtenu en 1440, la fondation d’un monastère devint effective dès 1441. Le 14 mars, l’église conventuelle fut consacrée et, le 18 juin, le couvent fut incorporé à l’ordre des Cîtaux. Depuis sa création vingt-cinq pères abbés s’efforcèrent de faire vivre l’abbaye de Nizelles, malgré les vicissitudes et troubles de l’époque. Le décret de l’empereur Joseph II du 19 mars 1783 lui fut fatal. L’abbaye cessa d’exister le 19 avril 1784. En 1790, les religieux, tentant de reconstituer la communauté, y revinrent. L’invasion française mit fin à leur tentative. Les bâtiments de l’abbaye devinrent alors une exploitation agricole distincte de la ferme abbatiale, sous le nom de Ferme de la Basse Nizelles. L’église conventuelle servit de grange, la sacristie et le cloître d’étable. Suite à un incendie, qui survint en 1845, ne subsistèrent que la poterie et deux ailes du quadrilatère. Actuellement sont visibles les bâtiments dans les murs desquels sont enclavés quelques blasons. Certaines parties datent des XVIIe et XVIIIe siècles.

À côté de la ferme susdite, sise à Ophain, l’ancienne ferme abbatiale, dite Ferme de la Haute Nizelles, sise à Wauthier-Braine,  se dresse sur une butte immédiatement voisine à l’ouest. Un vieux mur d’enceinte épaulé d’empattements la relie à l’ancienne abbaye en contrebas. C’est une vaste ferme clôturée dont la plupart des bâtiments, en briques et pierre bleue, chaulés, datent des XVIIe et XVIIIe siècles, au moins pour le gros-œuvre. Celui-ci fut réfectionné à plusieurs reprises, en particulier au XIXe siècle. Un puits se trouve au centre d’une large cour irrégulière en plan incliné.

 

            Extraits d’un article intitulé  « Les sites et monuments archéologiques et touristiques » rédigé par Fabienne Mariën, licenciée en philosophie et lettre, ancienne collaboratrice scientifique de la commission royale d’Histoire, publié dans « Braine-l’Alleud, son histoire d’hier et d’aujourd’hui », Édition culture et civilisation, 1982, à l’occasion du 850e anniversaire de la première trace écrite de Braine-l’Alleud.

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