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Mesures Judiciaires et alternatives

En avril 1996, la commune de Braine-l'Alleud a créé un service d ’accompagnement des mesures judiciaires alternatives.

Le conseil des ministres du 18 novembre 1993 a donné son accord sur un ensemble de mesures destinées à améliorer la sécurité et la prévention. Et le 8 juillet 1994, le même conseil a marqué accord pour qu'un montant annuel total de 240 millions de francs belges soit réservé sur le fonds de sécurité, placé sous la tutelle du ministre de l'Intérieur, pour le soutien des Mesures Judiciaires Alternatives.
 
Le personnel d'encadrement est recruté par les communes. Les coûts salariaux sont en partie pris en charge par le SPF Justice et les frais de fonctionnement sont, quant à eux, entièrement supportés par les communes.
Le personnel recruté (criminologue, juriste, psychologue, assistant social) se voit confier les missions suivantes :

  • Veiller à la bonne adéquation entre le prestataire et le lieu de prestation, c’est à dire faire correspondre au mieux les compétences du prestataire avec les besoins du lieu de prestation tout en tenant compte des éventuelles restrictions formulées par le lieu.
  • Assurer l’encadrement pédagogique de la prestation. Le service met en lien le prestataire avec le lieu de prestation, organise concrètement les modalités de la mesure, et énonce les règles attenantes à la réalisation de la mesures. Durant la durée de la prestation, le service accompagne le prestataire dans l’exécution de sa tâche (visites et bilans intermédiaires). En cas de problèmes pouvant survenir lors de l’exécution de la peine de travail, le service intervient et les gère. Le service se montre disponible, à l’écoute des différentes parties pour répondre aux problèmes rencontrés dans les plus brefs délais. En fin de prestation, un bilan est établi.
  • Épauler les différents lieux de prestation dans l’accueil des prestataires.
  • Être le relais entre l’assistant de justice et le prestataire. En cas d’éventuels problèmes (retards, absences, manque de motivation, etc.) rencontrés avec le prestataire, le service en réfère à l’assistant de justice.
  • Tendre à ce que cette mesure ait le plus de sens possible. Elle permet la réparation d’un acte délictueux à l’encontre de la société en exécutant au sein de celle-ci des tâches d’utilité publique.
  • Promouvoir les mesures judiciaires alternatives ainsi que prospecter et établir régulièrement de nouvelles collaborations avec des lieux de prestation.

La procédure suivie dans la mise en œuvre des Peines Alternatives se déroule en deux étapes. D’une part, la collaboration avec la Maison de Justice et plus particulièrement les assistants de justice qui sont les pourvoyeurs des dossiers et, d’autre part, la collaboration active et basée sur un travail de confiance et de longue durée avec les lieux de prestations qui vont accueillir les prestataires de Mesures Judicaires Alternatives.

Ces lieux de prestation sont soit des A.S.B.L. soit des services publics comme des administrations communales, provinciales ou fédérales.
Ce sont ces lieux de prestation qui sont la pierre d’angle des Mesures Alternatives car sans eux, et sans leur implication dans ce type de mesures, aucune mise en place ne serait possible.

Ces Mesures Judiciaires Alternatives peuvent être prononcées pour tout fait relevant de la compétence du tribunal de police ou du tribunal correctionnel.
Il est à noter que plusieurs infractions sont, de plein droit, exclues du champ d’application des Mesures Judiciaires Alternatives.
Telles : la prise d’otages quelles que soient ses modalités ; les faits de viols et d’attentats à la pudeur qualifiés ; les faits de corruption ; de prostitution ou d’outrages publics aux mœurs, si ces faits ont été commis sur des mineurs ou à l’aide de ces derniers ; les diverses espèces de meurtres ainsi que les meurtres commis pour faciliter le vol ou l’extorsion ou pour assurer l’impunité.

Il s'agit plus particulièrement des applications suivantes:

  • La Peine de Travail autonome (Pta) qui a été mise en place par la loi du 17 avril 2002 et qui instaure la Peine de Travail autonome comme peine autonome à part entière au même titre que l’amende et la prison en matière correctionnelle et de police. Sa durée est comprise entre 20 et 45 heures pour les faits qui relèvent du tribunal de police et entre 46 et 300 heures pour les faits qui relèvent du tribunal correctionnel.
  • Le Travail d’Intérêt Général (TIG) qui relève de la médiation pénale et qui intervient avant Jugement. Il s'agit de la procédure au cours de laquelle le procureur du Roi peut inviter l'auteur d'une infraction à exécuter un Travail d'Intérêt Général pendant une durée de 240 heures au plus ou à suivre une formation déterminée. On évite ainsi de judiciariser le dossier. Lorsque l'auteur de l'infraction évoque la circonstance d'une maladie, d'une assuétude à l'alcool ou aux stupéfiants comme cause de délinquance, le procureur du Roi peut également inviter l'auteur de l'infraction à suivre un traitement médical ou toute autre thérapie adéquate.

Dans les deux cas, la loi stipule que ces mesures doivent être prestées durant les temps de loisir des personnes condamnées.
Ceci implique que ces Peines Alternatives ne peuvent en aucun cas entrainer une exonération de travail ou de suivit d’étude dans le chef de la personne qui y est condamnée.

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